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Fritz Stephenson, témoin de la naissance du konpa

Écrit par le 27 février 2020

Témoin des allées et venues des plus grands artistes qui performaient à Port-au-Prince notamment à Cabane Choucoune à l’époque florissante des Marini, Fritz Stephenson a assisté à la naissance du Konpa comme la camarde de la Contredanse. Il tenait une boutique de produits artistiques en face du célèbre club. Lui-même ancien musicien du groupe Latino composé de jeunes des Chemins de Dalles, il se remémore aujourd’hui l’ambiance musicale des années 1950. 

Malgré son grand âge, Fritz Stephenson garde intact le souvenir musical de l’époque qui précède l’avènement du Konpa Dirèk avec Nemours Jean-Baptiste et sa clique. Dans sa demeure où il profite paisiblement du dernier âge de la vie, il nous a convié à une odyssée passionnante au temps jadis pré-Konpa qui n’existe encore que dans les mémoires.

Interview réalisée par Michner Alfred

Commentaires
  1. Michner ALFRED   On   4 mars 2020 at 1:13

    En effet, je suis au courant de ce débat auteur de l’orthographe correct du rythme de Nemours Jean-Baptiste.
    Entre Compas ou Konpa, de notre côté, nous optons pour Konpa. Il s’agit, comme il est courant dans l’Industrie Musicale Haïtienne, de haïtianisation conceptuelle totale du rythme. Étant donné qu’il est d’originalité haïtienne, depuis sa création jusqu’à ses évolutions actuelles, la créolisation de son concept est une manière d’exprimer son haïtianité.

    D’un autre côté, à l’époque, le créole n’avait pas encore d’orthographe réellement. Donc, mêmes les mots créoles, très souvent, s’ecrivaient à partir de l’orthographe du français. Et donc, sachant que les textes musicaux de Nemours étaient en créole, rien ne dit qu’il se disait écrire du français lorsqu’il écrivait « Compas ». Dans cas, si l’orthographe du créole évolue, c’est normal qu’il y ait une adaptation. Comme notre pays dont l’orthographe en créole qui n’a pas toujours été Ayiti, mais aujourd’hui qui s’adapte avec l’évolution de l’orthographe. On pourrait toujours dire que Dessalines n’appellait pas le pays Ayiti lorsqu’il devait se débarrasser du nom Saint-Domingue, mais Haïti.

    Bref, en ce qui concerne le droit d’auteur, marque déposée, je peux comprendre. Mais là encore, il faudrait une intervention institutionnelle pour remettre les choses au clair. Comme il ne s’agit pas d’un produit commercial comme une bière, un parfum, une automobile, l’enjeu n’est pas trop rigoureux. Et c’est la raison pour laquelle la question n’est pas si problématique, au point Konpa est accepté et adopté par la majorité.

    Le débat vaut réellement la peine. Mais, Konpa a fait son chemin, il sera très difficile, même dans l’imaginaire, d’imposer ou proposer une virevolte.

  2. Patrick Saint-Louis   On   3 mars 2020 at 1:37

    Compte tenu de la qualité des articles que vous proposez à l’auditoire et aux internautes, il serait temps de rendre hommage au créateur du rythme en respectant l’orthographe qu’il lui a donné dès sa genèse. Nemours avait inscrit son label au ministère du commerce haïtien en tant que Compas Direct, donc intraduisible dans quelque soit la langue. Le terme apparaît dans son disque de 1960 avec l’intitulé Nemours Jean-Baptiste « the Creator of the Compas Direct Rythm »

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